20 juillet. Aujourd'hui ce qui a un sens

Je lis sur la douleur de l'accouchement, "le mal joli", l'appelait-on autrefois.
La question du sens de cette douleur - en a-t-elle seulement un ? Et si oui lequel ? - a fait et fera encore couler pas mal d'encre, surtout dans la mesure où l'on peut choisir aujourd'hui de l'éviter, ou de l'embrasser.
Je me demande où en est le débat sur la douleur dans le monde des tatouages et autres transformations corporelles ; j'ai le souvenir d'une fille au lycée qui s'était fait piercer le nombril, avait appliqué un produit anesthésiant avant sur la zone et s'était fait engueuler par l'homme de l'art, quelque chose comme "si on n'a pas mal ça ne vaut pas".

Le rite initiatique ne vaut plus puisque l'hétérogénéisation de la société démultiplie les expériences que l'on peut avoir de la vie.

Toujours finalement cette question : qu'est-ce ça peut me faire, à moi, ce que d'autres choisissent de vivre ou non dans leur chair ?

Il y a plusieurs thèses à écrire sur le sens de la douleur ; on verra si j'ai l'accouchement que je souhaite, sans analgésiques, et si cette expérience m'apporte un nouvel éclairage sur le sujet (pas sûr, car a priori ce n'est pas la dimension qui m'intéresse, ni même me préoccupe).

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